L’adénome de la prostate ou hypertrophie bénigne de la prostate est la cause principale des troubles obstructifs urinaires d’origine sous cervicale. Quels sont les facteurs favorisants d’un adénome prostatique? Les problèmes liés à la prostate ont déjà été décrit par Hippocrate mais il faut attendre le 18ème siècle pour obtenir la description précise des anomalies morphologiques liée à l’augmentation de la taille de la prostate.

Hypertrophie de la prostate et vieillissement.

Le développement de la prostate s’effectue en plusieurs étapes.

De quelques grammes à la naissance, la prostate ne grossit pas jusqu’à l’adolescence.

Elle pèse en moyenne 40 g à 40 ans. Ce n’est qu’ensuite que vont apparaître les premières lésions adénomateuses.

Le volume moyen d’une prostate à 60 ans est d’environ 60 grammes.

5% des prostates font plus de 100 grammes et 1% des prostates font plus des de 200 grammes.

Les troubles mictionnels ne sont pas corrélés au volume prostatiques mais au degré d’obstruction de la lumière du conduit prostatique. Pour résumer ce n’est pas la taille qui compte le plus.

Chez le sujet caucasien, l’âge moyen de découverte des problèmes prostatiques est de 65 ans. Selon plusieurs études, un homme de 40 ans a une chance sur 10 de voir apparaître une hypertrophie prostatique qui relèvera d’un traitement chirurgical.

L’augmentation du volume prostatique est proportionnelle au vieillissement du patient. En effet, tout au long de la vie, l’adénome va continuer à grossir est obstruer le canal urinaire. Aucun homme ne peut donc échapper aux problèmes d’adénome prostatique s’il vit longtemps.

Hypertrophie de la prostate et origine géographique

Il est difficile d’établir de façon exacte la fréquence d’un adénome prostatique en fonction de l’origine géographique.

Pendant longtemps on pensait que la population d’origine africaine et asiatique était épargnée par l’adénome prostatique.

La fréquence élevée des hypertrophies prostatiques chez les afro-américains et les immigrés asiatiques aux USA ont permis de mieux comprendre les facteurs génétiques et environnementaux.

Aux USA, le traitement chirurgical des adénomes prostatiques est la plus pratiquée des interventions chez l’homme de plus de 60 ans avec plus de 500 000 interventions. En France plus de 80 000 chirurgies prostatiques sont réalisées chaque année.

On peut individualiser 3 phases dans l’histoire naturelle d’un adénome de la prostate.

L’adénome microscopique, macroscopique et clinique.

Ces distinctions ont des répercussions sur la recherche clinique car les problèmes posés sont différents en fonction du stade de l’adénome : prévention, traitement médicamenteux ou chirurgical.

La fréquence des lésions microscopiques augmente régulièrement avec l’âge sans influence géographique ou ethnique. Ces lésions microscopiques augmentent jusqu’à 70 ans. Elles évoluent en lésions macroscopiques une fois sur 2.

La croissance du tissu adénomateux prostatique de la zone transitionnelle augmente avec l’âge.

Cette augmentation de volume est aisément constatée sur la quantité moyenne tissus prostatiques retirés lors des interventions : 5 à 10 g à 40 ans et 50 g à 70 ans.

Aucun facteur favorisant n’a pu être établi pouvant prédisposer à des lésions microscopiques.

La fréquence plus importante d’adénome de la prostate dans les populations citadines, aux niveaux sociaux-économiques élevés peut probablement s’expliquer par une médicalisation plus importante de cette population.

Il existerait aussi plus de patients symptomatiques lorsque des troubles métaboliques tel que la dyslipidémie, diabète ou obésité étaient associés.

 

 

 

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