Bandelette masculine Advance XP

Le traitement de l’incontinence urinaire par la pose d’une bandelette sous urétrale

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Votre intervention en bref

Indication

fuites urinaires mineures à modérées (après chirurgie prostatique)
Examens complémentaires : Analyse d’urines à réaliser 7 jours avant l’intervention, fibroscopie vésicale systématique chez l’homme avant l’intervention, PAD test de 24 heures.

Technique

Intervention : pose d’une bandelette sous urétrale ADVANCE XP

Durées

Intervention : 1 heure
Séjour : 24 heures
Sondage vésical post op. : 24 heures

Présentation complète

Le traitement de l’incontinence urinaire par la pose d’une bandelette sous urétrale

L’incontinence urinaire peut survenir suite à une chirurgie de la prostate. La mise en place d’une bandelette sous urétrale a pour but de traiter l’incontinence urinaire masculine d’intensité faible à modérée. Cette intervention chirurgicale nécessite une technique opératoire bien particulière.

Le traitement de l’incontinence urinaire par la pose d’une bandelette sous urétrale

L’incontinence urinaire peut survenir suite à une chirurgie de la prostate. La mise en place d’une bandelette sous urétrale a pour but de traiter l’incontinence urinaire masculine d’intensité faible à modérée. Cette intervention chirurgicale nécessite une technique opératoire bien particulière.

Les fuites urinaires

Des fuites urinaires d’intensité variable peuvent survenir après une chirurgie prostatique. Les fuites urinaires peuvent être corrigées dans l’année suivant la chirurgie prostatique. Passé ce laps de temps, on considère ces fuites comme définitives. Les fuites urinaires peuvent survenir après une prostatectomie totale dans le cadre de la prise en charge du cancer de la prostate ou après le traitement chirurgical d’une hypertrophie bénigne de la prostate. Après une chirurgie prostatique, le sphincter strié de l’urètre est le seul à assurer le contrôle de la continence. Les fuites surviennent lorsque le sphincter n’est pas assez efficace du fait d’une élévation des pressions dans la vessie.

Quels sont les traitements possibles ?

Après échec de la kinésithérapie de rééducation pelvi-périnéale, qui est le seul moyen non chirurgical de renforcer les muscles du périnée, une solution chirurgicale peut être envisagée pour des fuites urinaires persistantes à un an de la chirurgie. Il existe plusieurs possibilités de solutions chirurgicales avec chacune ses spécificités. Les chirurgiens ont recours dans les cas de fuites urinaires modérées à majeures à la mise en place d’un sphincter artificiel. Le chirurgien place une manchette gonflable autour de l’urètre, pour stopper totalement les urines par compression circulaire. Une pompe permet d’ouvrir la manchette pour laisser la vessie se vider en temps voulu. Les ballonnets latéro-urétraux sont indiqués pour les patients présentant des fuites légères à modérées. Ils sont positionnés de part et d’autre de l’urètre et vont être responsables d’un obstacle à l’évacuation des urines. Enfin, la bandelette sous urétrale est le plus souvent indiquée pour les patients présentant des fuites légères à modérées ne dépassant pas 250 grammes sur 24 heures. Le choix du traitement repose sur l’état de santé du patient, la situation clinique, l’expérience du chirurgien et la motivation du patient.

Avant l’intervention

Avant l’intervention, votre situation est évaluée par différents examens. Il s’agit notamment d’estimer l’importance des fuites urinaires à l’effort réalisées par un PAD TEST des 24 heures, d’une fibroscopie vésicale afin de s’assurer de l’absence d’une sténose de l’urètre ou sclérose anastomotique concomitante. Il peut également vous être prescrit un bilan urodynamique et un examen cytobactériologique des urines. L’intervention ne sera réalisée qu’en présence d’urines stériles.

L’intervention chirurgicale

La pose d’une bandelette sous urétrale a pour but de rétablir la position initiale de la partie proximale de l’urètre en la remontant vers le col de la vessie. Elle permet de procurer un soutien anatomique au col vésical lors des efforts et a pour conséquence de stopper les fuites urinaires. Il existe différents types de bandelettes avec différents systèmes de pose. Votre chirurgien choisit la bandelette la mieux adaptée à votre cas et à son expérience. Lors de l’intervention une sonde urinaire sera mise en place. Votre chirurgien réalisera une incision périnéale verticale d’environ cinq centimètres. La bandelette sera ensuite mise sous tension au contact de l’urètre et passée de chaque côté dans les trous obturateurs des os du bassin. Deux petites contre incisions d’environ cinq millimètres seront réalisées sur chaque cuisse. La sonde urinaire est en principe retirée le lendemain de l’intervention. La pose d’une bandelette sous-urétrale nécessite une hospitalisation en moyenne d’une journée.

Après l’opération

La sonde urinaire sera retirée en principe le lendemain de l’intervention. Si la bandelette a été correctement posée les fuites devraient normalement disparaître dès l’ablation de la sonde. Il faudra éviter des porter des charges lourdes durant les deux mois qui suivent l’intervention. Vous pourrez prendre des douches dès votre retour à votre domicile. Les bains sont à éviter jusqu’à ce que la cicatrisation soit terminée. Un arrêt de travail pourra vous être remis après cette intervention.

Risques et complications

Cette intervention est pratiquée depuis 2007 dans le traitement de l’incontinence urinaire d’effort après chirurgie prostatique. Les résultats obtenus montrent un taux de réussite de 75% avec un recul supérieur à trois ans. Dans 25% des cas, l’intervention ne permet pas d’améliorer les troubles de façon satisfaisante, mais elle ne compromet pas un autre traitement chirurgical. Dans la majorité des cas, l’intervention qui vous est proposée se déroule sans complication. Cependant, tout acte chirurgical comporte un certain nombre de risques. Certaines complications sont liées à votre état général et à l’anesthésie. Elles vous seront expliquées lors de la consultation pré-opératoire avec le médecin anesthésiste ou le chirurgien et sont possibles dans toute intervention chirurgicale. Les complications directement en relation avec l’intervention sont rares, mais possibles. Il peut exister un risque théorique de blessure des organes pelviens ou de l’urètre, ainsi qu’un risque d’hémorragie ou d’hématome.

Après l’intervention, peuvent survenir des infections.

En effet, la sonde urinaire peut favoriser la survenue d’une infection urinaire. Elle est retirée dès que possible. En cas d’infection urinaire, un traitement antibiotique est prescrit. La bandelette étant très bien tolérée et intégrée dans l’organisme, le risque de son infection demeure exceptionnel. Des difficultés à uriner et de la rétention aiguë d’urines peuvent apparaître. Le jet urinaire peut être plus faible après l’intervention, du fait d’une compression de l’urètre par la bandelette. Dans les cas les plus extrêmes, un blocage complet des urines peut se produire à l’ablation de la sonde vésicale. En cas de mauvaise vidange vésicale ou de rétention, la sonde urinaire est conservée quelques jours supplémentaires. Si ces difficultés persistent, votre chirurgien réévaluera l’opportunité d’examens complémentaires et d’une nouvelle intervention. Des envies d’uriner plus fréquentes et plus urgentes peuvent être constatées. Elles disparaissent habituellement en quelques jours ou semaines. En cas de persistance, n’hésitez pas à en parler à votre chirurgien. Cette opération n’a habituellement pas d’incidence sur la sexualité. Les douleurs sont généralement minimes et limitées aux quelques jours suivant l’intervention. Il est possible de ressentir pendant quelques semaines des douleurs à type de crampes à la racine des cuisses ou une gêne douloureuse au niveau périnéal.

L’érosion de l’urètre par la bandelette est un risque possible mais très rare.

Exceptionnellement, un retrait du dispositif par une nouvelle intervention peut être nécessaire. Il est rappelé que toute intervention chirurgicale comporte un certain nombre de risques y compris vitaux, tenant à des variations individuelles qui ne sont pas toujours prévisibles. Certaines de ces complications sont de survenue exceptionnelle et peuvent parfois ne pas être guérissables. Au cours de cette intervention, le chirurgien peut se trouver en face d’une découverte ou d’un événement imprévu nécessitant des actes complémentaires ou différents de ceux initialement prévus, voire une interruption du protocole prévu.

Documentation

 

Retrouvez toutes les informations relatives à cette intervention grâce à la fiche d’information patients de l’Association Française d’Urologie.

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Laser prostate paris - Prise en charge

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